L'association "ARTS CIVILISATIONS PATRIMOINE" (ACP), de la commune de ANSE, cité de la région des Pierres Dorées, vous invite à des visites guidées et gratuites :

- Du Château des TOURS (XIIIème siècle) et de l'archéothèque Gallo-Romaine et Médiévale associée.

- Du vieil ANSE Gallo-Romain (remparts du IIIème siècle) et de la cité médiévale.

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Mise à jour : 07/09/2018



Les Pages indiquées en haut de cette page donnent des détails sur l'histoire de la ville de ANSE et correspondent à une visite virtuelle des principaux sites historiques de la cité (châteaux des Tours, le "Castrum", la cité médiévale). Les dernières pages sont consacrée à la ville d'aujourd'hui, à quelques photographies anciennes puis aux divers châteaux présents sur la commune.

Une page est aussi consacrée au suivi des fouilles archéologiques réalisées ces dernières années sur la commune. 



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Le château des TOURS (1213 -1218)

Vue partielle de la charpente du hourd du château (1217-1218).

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La mosaïque gallo-romaine de la Grange du Bief (archéothèque du château)

Rempart Romain (castrum du IIIème siècle) : le Trou du Chien

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La chapelle Saint Cyprien (église primitive de ANSE), fresques du XVème

La Maison "Rivière" : XVI - XVIIIème



Un condensé de l'histoire de la ville d'ANSE

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Ier et IIème siècle de notre ère : Anse s’appelle Asa Paulini et est la première étape sur le tracé d’une des principales voies romaines quittant Lugdunum (Lyon) en direction de Mâcon, dont le tracé est clairement identifié sous l’ex-RN6 entre Anse et Villefranche.

L’ensemble du site, une des principales implantations gallo-romaines au nord de Lyon s’étend sur 15 ha et sera occupé jusqu’au IVème siècle.

Profitant de la « Paix Romaine », plusieurs villas sont construites à l’abri des inondations sur le bas du coteau surplombant l’Azergue et la Saône. Parmi elles, la gigantesque villa de la Grange du Bief est un vestige majeur, qui occupait une superficie de 3 ha dont un hectare bâti et un ensemble thermal de 800 m2.

Au milieu du IIIème siècle : une période d’insécurité (incursions barbares) oblige la population à se protéger en construisant au bord de l’Azergue une enceinte de 13.000 m2 et 450 m de périmètre. C’est le vieux castrum gallo-romain, dont il subsiste dans la partie basse de la ville une bonne partie de l’enceinte en assez bon état de conservation.

IVème siècle : nous sommes aux débuts du christianisme. Autour d’un cimetière gallo-romain se construit une première église le long de l’ancienne voie romaine, dans le quartier St-Romain (autour du carrefour qui mène à St-Bernard). Là se développe peu à peu une nécropole mérovingienne et un monastère entourés de plusieurs cimetières. Ce quartier épiscopal va prendre une grande importance dans la chrétienté de l’époque puisque plusieurs conciles vont s’y tenir. L’église primitive y sera remplacée au VIIIème siècle par une basilique St Romain qui sera détruite au XIVème siècle, pendant la guerre de 100 ans. Il ne reste aujourd’hui plus rien de ce quartier..

XIIème siècle : Anse est une ville très importante de l’archevêché de Lyon, lié lui-même au Saint-Empire Romain Germanique. Anse se situe à la frontière avec le royaume de France qui passe à Limas. Or en 1140,les Sires de Beaujeu, voisins et rivaux de l’archevêché de Lyon, ont créé Villefranche, dont l’essor économique très rapide a fait entrer cette dernière ville en rivalité avec Lyon.

1213 : au début du XIII° siècle, Renaud de Forez, l’archevêque de Lyon, décide de fortifier sa frontière nord en construisant plusieurs châteaux, dont celui d’Anse.

Le château des Tours actuel, est ainsi édifié entre 1213 et 1218, bientôt doublé par une 2ème enceinte, disparue aujourd’hui. Cet ensemble est dénommé le château-neuf (castrum novum), par opposition au château-vieux (castrum vetus gallo-romain).

Il est bientôt complété au cours du XIII° siècle par une enceinte médiévale, attestée par un écrit de 1302, qui englobe la totalité des constructions bâties à l’extérieur du vieux castrum, dont l’église St-Pierre, construite à cette époque. Une partie de la vieille muraille gallo-romaine en bordure de l’Azergue est englobée dans la nouvelle enceinte et rehaussée.

1312 : l’archevêché de Lyon est incorporé au royaume de France. Le château d’Anse perd de son importance militaire et devient surtout le symbole du pouvoir épiscopal et le lieu de résidence temporaire d’un des chanoines du chapitre de Lyon, désigné par l’archevêque pour être le seigneur du lieu.

1360 : le traité de Brétigny donne quelques années de paix dans la guerre de 100 ans, mais les mercenaires au service des deux camps, désoeuvrés et non payés, forment les grandes compagnies. A la tête d’une de ces bandes de pillards appelée les« tards-venus », Seguin de Badefol, cadet désargenté d’une famille noble du sud-ouest, va pendant les années qui suivent ravager le Languedoc, la vallée du Rhône et l’Auvergne.

4 novembre 1364 : Seguin de Badefol à la tête de ses 2000 hommes, s’empare sans difficulté de la ville d’Anse faiblement défendue. Il décide de s’installer au château des Tours et va y rester 10 longs mois, contrôlant de là les péages et la navigation en Saône, envoyant ses bandes ravager le Maconnais jusqu’à Châlon.

Il n’acceptera de quitter la ville que contre le paiement d’une lourde rançon par l’archevêché de Lyon.

1752 : lors de l’aménagement de la grande route royale Paris-Lyon sur ordre de Louis XV, on retrouve de nombreuses sépultures dans l’ancien quartier St-Romain, dont certaines datant du IIème siècle.

1789-90 : jusque là, le château était resté habité et propriété de l’archevêché. Il est racheté par la municipalité d’Anse comme bien national et devient la mairie.

1843 : premières fouilles de la grande villa de la Grange du Bief et mise à jour de la grande mosaïque dont une partie est apposée aujourd’hui sur le mur de l’archothèque à l’intérieur du château des Tours.

XIXème siècle : pour faciliter la circulation, les remparts médiévaux sont peu à peu démantelés ainsi que l’enceinte extérieure du château des Tours. Une bonne partie de la muraille gallo-romaine est cependant conservée.

1858 : l’église romane St-Pierre,dont la plus ancienne mention remontait à 1225, est démolie car elle menaçait ruine. On reconstruit sur le même emplacement l’édifice néogothique actuel St-Pierre, consacré en 1861.

28 août 1944 : les bombardiers américains qui visaient le viaduc de la voie ferrée sur l’Azergue détruisent une partie du vieil Anse à l’est de la route de Lyon, faisant plus de 20 victimes dans la population d’Anse.

3 septembre 1944 : de durs combats opposent les allemands en repli sur la RN6 et le 1er Bataillon de Zouaves, appuyé par les canons du 68ème régiment d’artillerie d’Afrique. Des tirs provoquent l’incendie du clocher de l’église qui sera dotée après la guerre d’un clocher provisoire en béton, puis dans les années 2000 de la flèche translucide actuelle.

1969 : la mairie est transférée du château des Tours à l’édifice actuel : le château Bonnamour, maison bourgeoise du XVIIIème siècle.

Depuis les dernières décennies du XX° siècle, le gros bourg rural de 3000 habitants des années 50 s’est considérablement transformé. Avec l’arrivée du TER et la proximité de l’agglomération lyonnaise, de nombreux habitants et des activités diversifiées sont venues s’y installer. Anse est devenue une petite ville dynamique de plus de 7000 habitants. 

 ACP  2017



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Plan partiel de ANSE aujourd'hui et tracés approximatifs du "Castrum Romain" (en rouge) et de l'enceinte médiévale (en noir).



Pour ceux qui souhaitent plus d'informations sur l'histoire de ANSE, vous trouverez ci-dessous une liste d'ouvrages qui peuvent vous intéresser.

Ouvrages présents à la médiathèque :

- Images d'Anse : 1870-1939, Chinal Michel & Ruet Gérard. Société d'Archéologie du Beaujolais(1997).

- L'Histoire sur le terrain : Anse - Rhône ; Fraisse Louis, Sanuy Albert. Office culturel Anse (2002).

- Ludna et Asa paulini : deux étapes antiques du Val de Saône sur la route de Lyon ; Béal Jean-Claude, Coquidé Catherine, Tenu Richard. ALPARA (2014).

- Préinventaire des monuments et richesses artistiques (14) : Anse ; Conseil Général du Rhône (1994).

Anse gallo-romain et sa région; Jean-Claude Béal, Editions du Poutan (2017)

(possibilité d'acquérir cet ouvrage auprès d'ACP)

Ouvrages consultables auprès d'ACP :

 - Collection "RESURGENCES , Ethno-Technologie, Histoire Régionale :

 - N° 23 (1999) ; N° 25 (2001), N° 26 (2002 ; l'Histoire sur le Terrain, Anse - Rhône - Collection André Parizot) ; N° 28 (2004) ; N° 30 (2006)

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